"...Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le son sans jamais oser le demander..." |
Et oui ! Encore du blues, plein de Blues et en plus je viens de le retrouver par le Net Le Gary ! Mais que voulez-vous quand on aime...C'est encore une de ces galettes de vinyle que j'ai enregistré en 1976 dans le mythique Studio Hautefeuille situé boulevard St Michel à Paris. j'ai retrouvé ce disque tout à fait par hasard, offert par une amie de longue date (encore merci Sissi) lors d'une soirée...blues autour de ma "Cabane à sons" un soir (pas pluvieux) de ce dernier mois d'août 2008.
Donc l'affaire se passait au studio Hautefeuille à Paris que j'avais, on peut le dire, conçu grâce à mes circonvolutions cervicales encore très performantes à l'époque, en me servant de mes petites mains zé oreilles zaverties. Cet endroit je le rappelle à été pendant quelques années investi par la crème du folk et du blues français et étranger des années 70.
De Jean Jacques Milteau en passant par Marcel Dadi et autres Michel Haumont (et j'en oublie encore), c'était un défilé de grands talents qui resteront à tout jamais gravés dans la mémoire de l'émotion musicale.
Il faut dire que ce studio d'enregistrement atypique était tout à fait contraire aux règles draconiennes de l'acoustique. En fait une cave répartie en trois salles voutées. Une pour la cabine de prise de son, une autre pour le studio lui-même et la dernière transformée en chambre de réverbération naturelle. On peut d'ailleurs entendre les effets de "delay" de cette "chambre" magique sur la voix de Gary, dans le titre que je propose d'écouter en fin de cet article. Il suffisait simplement de rapprocher la source sonore, en l'occurrence un haut parleur de faible diamètre ayant un bande passante plutôt médium-aigüe, des deux micros qui récupéraient en stéréo le son traité par les surfaces réfléchissantes de la dite chambre...CQFD !
j'avais traité la régie avec de la laine de verre, de 'L'éraklite", sorte de matériau absorbant, le tout recouvert d'un tissu de jute sur lequel étaient accolées des lamelles de sapin de 5 centimètres de large, distantes aléatoirement des unes des autres. Tout cela pour garantir un équilibre sonore dans la zone d'écoute.
Les 2 monitors étaient des "Altec Lansing" alimentés par des amplis à tubes de marque "Filson" délivrant chacun une centaine de watts bien garnis... Bref, rien à voir avec les grands studios de l'époque sinon une caméra vidéo noir et blanc dans l'espace réservé aux musiciens pour quand même voir un peu ce qui se passe... Vu l'épaisseur des murs, il était hors de question d'implanter une vitre au risque de faire s'écrouler l'immeuble en entamant une fondation vitale...
C'est donc dans cette ambiance surréaliste qu'est venu un jour enregistrer un américain, de passage à Paris, le sus-nommé : Gary peterson. Je dois avouer que ce bonhomme issu de l'Amérique profonde, m'a toujours impressionné par son charisme, sa désinvolture et sa chaleur musicale. De sa "Martin D 35" en passant par sa "Gibson" et sa "LesPaul Gold", il savait à chaque fois tirer le maximum de sons de ses instruments et vraiment ça m'épatait. Picking et blues étaient son domaine de prédilection et Dieu le lui rendait bien...
Un album : "Worried Life Blues" est donc né dans cet endroit magique et... Chance ! J'ai eu l'opportunité d'être là au bon moment avec le bon artiste. J'ai donc retrouvé cet album et, vous me connaissez, malgré les nombreuses rayures et autres plaisanteries du même genre qui polluent nos vieux 30 cm, j'ai pour le plaisir fait renaître le Gary de ses cendres.
La loi concernant les droits de diffusion et de reproduction ne m'autorise pas à vous faire connaître l'album en entier, faisant moi-même partie de la SACEM ce serait un crime de lèse majesté, mais je ne peux quand même pas résister à l'envie de vous faire écouter 3 titres de ce prestigieux LP : "Worried Life Blues" qui ne représente pas la couleur essentielle du projet mais qui donne un avant-goût prometteur.
La remastérisation a été effectuée par mes soins, pour vous servir...
Enfin son site est en ligne : http://www.garypetersonmusic.com/links.php
Donc l'affaire se passait au studio Hautefeuille à Paris que j'avais, on peut le dire, conçu grâce à mes circonvolutions cervicales encore très performantes à l'époque, en me servant de mes petites mains zé oreilles zaverties. Cet endroit je le rappelle à été pendant quelques années investi par la crème du folk et du blues français et étranger des années 70.
De Jean Jacques Milteau en passant par Marcel Dadi et autres Michel Haumont (et j'en oublie encore), c'était un défilé de grands talents qui resteront à tout jamais gravés dans la mémoire de l'émotion musicale.
Il faut dire que ce studio d'enregistrement atypique était tout à fait contraire aux règles draconiennes de l'acoustique. En fait une cave répartie en trois salles voutées. Une pour la cabine de prise de son, une autre pour le studio lui-même et la dernière transformée en chambre de réverbération naturelle. On peut d'ailleurs entendre les effets de "delay" de cette "chambre" magique sur la voix de Gary, dans le titre que je propose d'écouter en fin de cet article. Il suffisait simplement de rapprocher la source sonore, en l'occurrence un haut parleur de faible diamètre ayant un bande passante plutôt médium-aigüe, des deux micros qui récupéraient en stéréo le son traité par les surfaces réfléchissantes de la dite chambre...CQFD !
j'avais traité la régie avec de la laine de verre, de 'L'éraklite", sorte de matériau absorbant, le tout recouvert d'un tissu de jute sur lequel étaient accolées des lamelles de sapin de 5 centimètres de large, distantes aléatoirement des unes des autres. Tout cela pour garantir un équilibre sonore dans la zone d'écoute.
Les 2 monitors étaient des "Altec Lansing" alimentés par des amplis à tubes de marque "Filson" délivrant chacun une centaine de watts bien garnis... Bref, rien à voir avec les grands studios de l'époque sinon une caméra vidéo noir et blanc dans l'espace réservé aux musiciens pour quand même voir un peu ce qui se passe... Vu l'épaisseur des murs, il était hors de question d'implanter une vitre au risque de faire s'écrouler l'immeuble en entamant une fondation vitale...
C'est donc dans cette ambiance surréaliste qu'est venu un jour enregistrer un américain, de passage à Paris, le sus-nommé : Gary peterson. Je dois avouer que ce bonhomme issu de l'Amérique profonde, m'a toujours impressionné par son charisme, sa désinvolture et sa chaleur musicale. De sa "Martin D 35" en passant par sa "Gibson" et sa "LesPaul Gold", il savait à chaque fois tirer le maximum de sons de ses instruments et vraiment ça m'épatait. Picking et blues étaient son domaine de prédilection et Dieu le lui rendait bien...
Un album : "Worried Life Blues" est donc né dans cet endroit magique et... Chance ! J'ai eu l'opportunité d'être là au bon moment avec le bon artiste. J'ai donc retrouvé cet album et, vous me connaissez, malgré les nombreuses rayures et autres plaisanteries du même genre qui polluent nos vieux 30 cm, j'ai pour le plaisir fait renaître le Gary de ses cendres.
La loi concernant les droits de diffusion et de reproduction ne m'autorise pas à vous faire connaître l'album en entier, faisant moi-même partie de la SACEM ce serait un crime de lèse majesté, mais je ne peux quand même pas résister à l'envie de vous faire écouter 3 titres de ce prestigieux LP : "Worried Life Blues" qui ne représente pas la couleur essentielle du projet mais qui donne un avant-goût prometteur.
La remastérisation a été effectuée par mes soins, pour vous servir...
Enfin son site est en ligne : http://www.garypetersonmusic.com/links.php
Worried life blues
Autre bijoux de Gary retrouvé dans mes piles de vinyles et qui vaut sérieusement la peine d'être écouté avec attention. "Hey hey" (Big Bill Broonzy), extrait de l'album "Memories, dreams and reflections".
Hey hey
Un autre titre : " You're my freight train". Rien à dire, que du bonheur...
freight train
Commentaires (12)
Jean-Pierre Bameulle
Fondateur du studio LRA
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