Transfert - Restauration - Remastering de documents sonores anciens
L'écologie et le développement durable au service de la pérennité sonore
24 Juillet 2008
19:33
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Akihabara News
Les grosses tetes
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Stéréophonie
Le microsillon commence à s'imposer dans les années 50. Les économies reprennent. Tout le monde commence à s'intéresser à la stéréophonie, notamment en Angleterre et aux USA. RCA commence à enregistrer en stéréophonie dès le 6 mars 1954, suivi de Decca et EMI à 1 jour d'intervalle, puis de Mercury à la fin de l'année 1955. Les allemands sont en retard commercialement, mais y travaillent techniquement, notamment Telefunken, en collaboration avec Decca dès cotte période.
Deux enregistrements sont écoutés: l'un date de 1954, c'est "L'enfant et les sortilèges" de M. Ravel, par l'orchestre de la Suisse Romande, enregistré en stéréophonie par M. Roy Wallace, l'autre est une prise de son Telefunken de 1955: il s'agit de "Casse- Noisette" de Tchaikovsky, par l'orchestre de la radio belge. En ce qui concerne l'édition sur disque, tout le monde pense à la stéréo, mais personne ne veut s'y lancer. Le microsillon est récent et ont fait l'objet de gros investissements, les disques se vendent bien, l'industrie ne veut pas d'une nouvelle guerre des standards. Cette situation d'attentisme ne plaît pas à une petite marque: Audio-Fidelity, qui lance en octobre 1957 le disque stéréo, alors qu'il n'existe aucune cellule sur le marché pour le lire. Ceci force la main aux autres concurrents et les constructeurs de cellules s'y mettent. En juillet 1958, RCA, Decca, EMI et Mercurv publient des disques stéréo, suivis par les Allemands et les Français avec un certain retard. La décennie qui peut être considérée comme l'apogée du disque vinyle va de 1958 à1968. C'est l'âge d'or des graveurs Westrex, Fairchild, Ortofon, Neumann, etc. Les disques sont indestructibles (environ 150 g>, la chaîne d'amplification de gravure est entièrement à lampes, malgré que le transistor soit opérationnel depuis 1955. Les chaînes s'améliorent (les premières gravures Decca devaient être effectuées à demi-vitesse). Puis le temps passe, le coût des disques est trop élevé, les salaires augmentent, on réduit les contrôles, on réalise des disques moins lourds, on fait évoluer la composition du vinyle et on utilise des pâtes recyclées, même pour certains disques classiques, on retient un pas plus fin et l'utilisation du transistor est généralisée. Le premier choc pétrolier de 1978 augmente le coût du cycle chauffage-refroidissement, poste important dans le prix du disque. L'industrie s'adapte cependant, conduisant à une augmentation inférieure à l'inflation, ceci cependant au prix d'une perte de qualité. On rogne en effet à tous les stades: les ingénieurs de gravure, dont certains (chez Mercury par exemple) avaient leur nom gravé sur le disque sont remplacés par des jeunes payés au SMIG, etc. Etat de la technique en 1965: l'argent coulait encore a flot: écoute du Chant du compagnon errant de Mahler avec Janet Baker et l'orchestre de Manchester sous la direction de Barbirolli. On notera toutefois un sursaut au début des années 1980, en présence du danger créé par le disque compact. On réalise des disque plus épais, on fait appel à la gravure directe. La technique de Direct Metal Mastering (DMM) permet en particulier la réalisation directe d'une mère, et l'on fait un effort sur la qualité du vinyle. On retrouve une bonne qualité (exemple des "Sea pictures" d'Elgar, encore disponible à ce jour en vinyle). Une des grandes causes de dégradation a été causée par le recherche d'automatisation du pas variable, qui était nécessaire pour augmenter la durée du disque sans compromettre sa qualité. Ce qui était effectué dans les premiers temps en faisant appel à la compétence de l'ingénieur, puis en mettant en oeuvre une tête placée en avant, a ensuite été réalisé automatiquement, en convertissant en numérique la modulation, en la traitant par des microprocesseurs pour optimiser le pas variable, puis en convertissant à nouveau en analogique pour la gravure. Le signal "analogique" des derniers vinyles avait ainsi fait l'objet de deux conversions. Avant de quitter le microsillon, il reste à discuter des différences entre 78t et microsillon. Ces différences sont en grande partie extérieures au disque lui-même. Les matières sont différentes, mais comme on l'a vu il a existé des 78t vinyle. Il y a une différence de vitesse. La bande passante obtenue par Decca dès 1943 était déjà de 30 à 15000 Hz... Il y a eu en pratique une évolution vers un sillon plus petit compensée par un progrès au niveau des cellules et des préamplificateurs à faible souffle, compensant la baisse de niveau de ces dernières. Il y a eu également toute une évolution des pratiques de pré-accentuation, chaque marque ayant la sienne - avant qu'elles ne soient standardisées - quand elle ne variait pas au sein d'une même marque, selon l'époque. Et il y a eu l'évolution du magnétophone... Un excellent lien qui explique très en détail la prise de son stéréophonique Lu 5268 fois
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