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Transfert - Restauration - Remastering de documents sonores anciens

L'écologie et le développement durable au service de la pérennité sonore
24 Juillet 2008
19:32


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Rappels Historiques



Cette série de 4 rubriques est extraite d'une conférence donnée par Philippe Ohayon de l'association AFDERS et résumée par JM Grandemange. Je tenais à les remercier pour la qualité de leurs analyses et propos.



En 1877, T. Edison fut le premier à fixer un son sur un cylindre recouvert d'une feuille d'étain, par repoussage. En 1887, Berliner faisait appel à un procédé de photogravure, une couche isolante étant gravée par la modulation, puis la couche de zinc sous-jacente attaquée par un acide.

Jusqu'en 1892, les gravures obtenues constituaient le disque final, et l'artiste s'époumonait 8 heures par jour à refaire la même chanson devant une batterie d'une trentaine de graveurs, ce qui constituait un véritable travail de forçat. Après cette date apparaît le procédé bien connu de réalisation d'un père, d'une mère, de matrices et enfin de disques.

En 1902, c'est "l'explosion" du disque, chacun souhaitant écouter chez soi les vedettes qu'ils aiment. Ces disques étaient très chers. Certains artistes, telle que Nellie Melba qui a chanté Verdi, Puccini, Massenet... étaient très appréciés du public. En 1907 apparaissent les disques double face.

En 1925, les Bell Laboratories introduisent l'enregistrement électrique, qui permet à la qualité des enregistrements d'effectuer un bond énorme.

A. Blumlein prend le 14 décembre 1931 un brevet jetant les bases de la stéréophonie et du multicanal. Il introduit la gravure 45/45, la gravure latérale correspondant à la somme des deux canaux stéréophoniques, et la gravure verticale à la différence entre ces signaux. On notera également en passant son implication dans le développement du système EMI de télévision 405 lignes, dès 1936, système utilisé pour la retransmission du couronnement de Georges VI en 1938. EMI fut également cette société qui a développé les premiers radars modernes, qui ont sauvé l'Angleterre durant la dernière guerre.

De 1932 à 1936, les Bell Lab. procède en parallèle avec EMI aux premières expériences de stéréophonie avec disque gravés, notamment avec Stockovski et l'orchestre de Philadelphie. EMI et Western Electric sont alors de très grandes firmes. La Western a même été obligée après la guerre, au titre de la loi anti-trust, à se débarrasser de certaines de ses activités, telles que Altec, Peerless, Maclntosh, etc.

En 1939-1940, on note la sortie du film Fantasia en 4 canaux surround. En 1947, la Columbia sort un disque microsillon 33t/mn 30 cm. C'est alors la guerre des vitesses entre Columbia et RCA qui prône le 45 t/mn 17 cm, en s'adressant aux consommateurs habitués aux changements de disques nécessaires avec le 78 t/mn. Le microsillon s'impose lentement, en 1952, en conservant comme chacun sait, les deux formats.

Il est à noter que les 78 t ont été fabriqués assez tard, et que le disque vinyle coûtait encore très cher, environ 30 NF en 1960, soit environ 300 de nos francs actuels. Dans certains pays plus pauvres, le 78 t est maintenu jusqu'en 1961 dans les pays de l'est (Supraphon), voire 1962 (EMI pour le marché des Indes).
Avant de quitter les disques 78 t, il faut rappeler que les premiers disques vinyle ont été des 78 t, les "V-discs americains, réalisés durant la seconde guerre mondiale en vue de la distraction des armées américaines. Le premier producteur de gomme-laque était en effet les Indes, or les anglais perdaient un bateau sur deux. Ceci a incité à trouver une solution de repli qui fut le vinyle. En Europe, cette pénurie de gomme-laque a conduit à réaliser certains 78 t avec de la poudre d'ardoise, jusqu'à l'arrivée des américains.

Il est à noter que pendant environ deux ans, de 1942 à 1944, les seuls disques disponibles aux USA étaient les V-discs, du fait de l'embargo du syndicat des musiciens faisant suite à des problèmes de droits sur la reproduction radio des oeuvres.

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