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Transfert - Restauration - Remastering de documents sonores anciens

L'écologie et le développement durable au service de la pérennité sonore
24 Juillet 2008
19:29


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Le vinyle aujourd'hui ?



Le CD est parfait, mais on parle toutefois de l'améliorer. Mais pourquoi le vinyle existe-il toujours après 26 ans de règne du CD. Mais aussi pourquoi parle-t-on encore de tubes électroniques ? Ils auraient dû disparaître; la mode et le snobisme ne peuvent pas durer aussi longtemps. La seule explication réside dans l'écoute. Des usines ont été rèouvertes, Western Electric a même rappelé des retraités. Les chinois assurent une qualité excellente, parfois meilleure que celle de leurs modèles. Quant aux russes, ils n'ont jamais cessé la production. Aujourd'hui, une proportion importante du marché moyen et haut de gammè fait appel aux tubes dans les pays de haute technologie.

Le succès de la lampe résulte du fait que la qualité d'écoute n'est pas directement reliée aux chiffres de mesures de distorsion conventionnelles. La distorsion harmonique n'est pas importante, ce que l'oreille n'apprécie pas, c'est la distorsion par intermodulation et la distorsion non harmonique, telle que celle qui peut résulter du jitter numérique, qui conduit à des spectres de distorsion variant avec le spectre sonore reproduit. De ce point de vue, les lecteurs ont fait des progrès, la qualité des disques étant en avance sur celle des lecteurs car il semble plus facile de réaliser, pour un niveau de qualité donné, les convertisseurs analogiques-numériques utilisés à l'enregistrement.

Le disque vinyle peut s'installer dans un marché calqué sur celui du tube. C'est ce qu'ont compris plusieurs entrepreneurs: En 1995, deux personnes décident à New-York de ressortir les disques Mercury. Ils retrouvent un studio, une société de pressage capable d'une bonne qualité, refont des pochettes et des étiquettes dans le style de l'époque, avec toutefois des différences évitant les problèmes de contrefaçons. N'ayant pas eu tout de suite les droits Mercury, ils débutèrent avec RCA.

En Allemagne, à Kiiehl, un nommé K. Zeman va suivre le même périple, et après avoir obtenu des droits Decca auprès du groupe Polygram, fera graver des vinyles chez Decca, avec un ingénieur graveur de chez Decca, à partir des bandes originales, le pressage se faisant en Allemagne, chez DG. Quelques disques DG et Verve seront également édités.

En Angleterre, un dénommé James Brown, créateur de la marque Testament a entrepris de rééditer les disque EMI que EMI ne souhaite pas rééditer en CD. Ces pressages sont également obtenus à partir des bandes originales, lues sur des magnétophones bien réglés, avec pressage de grande qualité en série limitée.

Ces disques sont bien entendu de prix relativement élevé, voisin de 35 €.

Ces initiatives ne sont pas isolées. Plusieurs firmes américaines et japonaises rééditent du Jazz, de la pop music, les Beatles, Rollings Stones, Shadows ou autres UT. Le Japon possède plusieurs usines de pressage capables d'une bonne qualité: King Records y réédite Decca ainsi que le catalogue Blue Note. Si Mobile Fidetity, une des premières firmes vient de dépose son bilan, ce marché double ou triple tous les ans depuis 1995 (où il représentait environ 1 million des disques). Il reste toutefois marginal.

De même que les amplis de guitare (et les alimentations d'ordinateurs) ont sauvé le tube, il est possible d'affirmer que le RAP et la Techno ont sauvé le vinyle, ainsi que les fabricants de platines et de cellules. Pour ce marché, un graveur a même été mis sur le marché par une société japonaise, pour un prix de l'ordre de 40 000 F. Les DJ ne veulent en effet que du vinyle, ainsi que des bras et cellules pouvant fonctionner en marche arrière (1)...

Les vinyles actuels sont de meilleure qualité que les précédents, plus silencieux, mais susceptibles de s'user plus rapidement dans le temps. Ils présentent également un intérêt sur le plan de la manipulation et sur le plan visuel: un disque de grande taille permet d'enrichir l'information du coffret: on ne rêve pas de manipuler un CD...

Sur le plan qualitatif, lorsqu'un CD est bien fait, c'est à dire lorsque l'ingénieur est pourvu de culture musicale et technique, la différence peut être subtile. Dans le cas contraire, l'édition originale peut être très supérieure. Un exemple est évoqué: L'édition originale présente des limites de bande passante et de dynamique, afin de ne pas dépasser les capacités du graveur, conduisant à une stéréo moins ouverte. La réédition CD effectuée àpartir de la bande d'origine sans modification est proche de la réédition vinyle.

EN CONCLUSION

Au-delà des aspects qualitatifs, puisqu'il n'y a pas d'étalon de vérité, particulièrement pour les enregistrements historiques, l'intérêt du vinyle c'est surtout de permettre de réécouter ces témoignages d'un monde artistique disparu. Vous doutiez-vous qu'il y a un endroit, en Angleterre où l'on réédite depuis 2 ans des 78 t/mn?

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