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L'écologie et le développement durable au service de la pérennité sonore
24 Juillet 2008
19:34
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Akihabara News
Les grosses tetes
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Le Numérique
Le CD apparaît en 1983 au Japon et en 1984 en Europe. A l'époque, ce disque est présenté comme étant la perfection. Et c'est inusable (ou presque), ce qui est catastrophique sur le plan économique. Mais d'où vient le numérique?
En 1679, le 15 mars, le mathématicien Leibnitz effectue une conférence sur le système binaire (à base deux). Plus près de nous, en 1841, le père de la théorie du numérique Augustin-Louis Cauchy établit que les fonctions peuvent être échantillonnées et moyennées sur une longue période. Il fait simplement une erreur en précisant que la fréquence d'échantillonnage devait être supérieure ou égale à la plus haute des fréquences à reproduire. En 1915, Whittaker établit que l'on peut reconstruire une fonction à partir d'échantillons Si la bande passante est limitée. Entre 1925-1928, Harry Niquist, des Bell Laboratories, envoyé chez la filiale française LMT, se penche sur le codage par impulsions et formule le critère de Niquist, souvent appelé "théorème de Shannon" (qui a en fait été démontré par un soviétique, Kotelnikov), qui indique que la fréquence d'échantillonnage doit être supérieure ou égale à deux fois la fréquence la plus élevée du signal à échantillonner. Le nom de Shannon apparaît du fait qu'en 1949, il a unifié dans un ouvrage ce qui était alors connu sur la théorie du numérique, parce qu'à cette époque on commençait à s'intéresser à ces applications dans le domaine industriel. A titre d'exemple, les premières chaînes d'acquisition de paramètres en vol sous forme de données numériques ont été faites en France lors des essais du Jaguar en 1967. En 1968, le pilotage automatique du Boeing 747 est entièrement numérique. En 1970, lors du vol Apollo 12, les enregistrements des conversations avec les cosmonautes sont effectuées en 16 bits, 44,1 kHz. Les japonais et Philips n'y sont pour rien: il s'agissait des possibilités "dernier cri" des premiers microprocesseurs. On commence alors à s'activer dans le monde du son, particulièrement au Japon, où des travaux sont menés sur les convertisseurs. Un codage sur 12 bits ne pose pas de problèmes, 14 est plus difficile et des problèmes de stockage se posent qui conduisent à utiliser des magnétoscopes. La société la plus avancée est la Nippon Columbia, plus connue sous le nom de Denon, qui enregistre son premier disque en numérique, en avril 1974, à Prague: il s'agit de deux quatuors de Mozart par le quatuor Smetana. On fait ensuite du numérique un peu partout: cela va du meilleur au pire. On arrive ainsi en 1983 au résultat des développements de Philips (avec un peu de Sony), le CD. Présenté comme "parfait", ses mesures étaient particulièrement bonnes à haut niveau et basse fréquence. Mais contrairement à la sensibilité de l'oreille humaine, ses qualités baissaient avec le niveau et avec une augmentation de la fréquence. Les convertisseurs présentaient une distorsion de l'ordre de 4 à 5% à - 60 dB, et ce n'est que très récemment (2 à 3 ans) que les convertisseurs présentant une faible distorsion à bas niveau (moins de 1% à - 60 dB) sont apparus. Ces convertisseurs sont maîtrisés par trois firmes seulement, toutes américaines, et le savoir faire se déplace vers les fabricants de composants, c'est à dire vers les USA. Ceci est assez paradoxal, car les américains ont été opposés au CD qui ont vu très tôt l'erreur économique de lancer un disque inusable. Économique, mais aussi artistique, car Si l'on dispose d'un bon enregistrement, qui va obliger à en acheter un autre? Assez paradoxalement également, pour vendre des CD, on a été amené à rééditer des 78t, ce qui a permis de les entendre, après "nettoyage" par des logiciels performants, comme ils ne l'avaient jamais été. Lu 4520 fois
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